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WEEDYLAND TIMES

Canada :Un intérêt encore mitigé pour le cannabis

Mis à jour : 9 oct 2019

Le développement de l’industrie du cannabis passe par la construction de nouveaux bâtiments et la transformation d’usines désaffectées. Si, en Ontario, l’industrie carbure aux nombreux projets de production et de transformation, le Québec traîne la patte, déplore l’Association québécoise de l’industrie du cannabis.

« C’est évident qu’on est moins ouvert que les autres provinces et ça nous pose problème », précise le porte-parole de l’organisme, François Limoges. À preuve : jusqu’à présent, sur les 200 licences accordées par Santé Canada partout au pays, avec une forte concentration en Ontario, seulement 14 l’ont été pour des projets soumis par des entreprises installées au Québec. De ce nombre, huit sont contrôlées par des intérêts québécois. « On ne peut donc pas parler de ruée vers le cannabis au Québec », résume le porte-parole de l’association, lui-même impliqué, avec deux associés, au sein de l’entreprise Rose Sciencevie. Davide Zaffino, Brian Stevenson et François Limoges sont à la tête de l’entreprise Rose Sciencevie, à Huntingdon. La PME s’apprête d’ailleurs à inaugurer sa nouvelle usine de production-transformation à Huntingdon, en Montérégie. « On a construit un bâtiment de 55 000 pi2, au moyen d’investissements de 21,6 millions, souligne le cofondateur de l’entreprise. En 2020, nous prévoyons amorcer la phase 2 de notre développement avec une autre usine de 145 000 pi2, un investissement de 50 millions cette fois. » Des villes ouvertes… Près d’un an après la légalisation du cannabis au pays – intervenue le 17 octobre 2018 –, quelques villes au Québec tentent d’attirer des entreprises dans leurs parcs industriels pour la production-transformation, en serres ou dans des bâtiments étanches.