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Santé :Fumer, un facteur aggravant face au coronavirus

Le pneumologue Jean-Philippe Santoni met également en garde contre l’usage du cannabis qui entraîne des lésions pulmonaires. Cette période de confinement n’est sans doute pas la plus simple pour se débarrasser d’une addiction. Pourtant, le comité national contre le tabagisme l’assure: «Il est clairement démontré que les fumeurs présentent un risque majoré de contracter [le nouveau coronavirus] et de développer une forme grave de la maladie.» Le comité rappelle notamment que fumer altère les défenses immunitaires et les capacités pulmonaires.

Jean-Philippe Santoni, pneumologue à la Fondation du Souffle, l’atteste: «Il y a en effet une augmentation du risque de formes sévères de la maladie chez les fumeurs.»Il s’appuie notamment sur une étude menée sur des malades du SARS-CoV-2 en Chine et publiée dans The New England Journal of Medicine. «On y apprend que le risque de passage en réanimation et de décès passe de 5 % à 12 % pour les fumeurs par rapport aux non-fumeurs.» «On y apprend que le risque de passage en réanimation et de décès passe de 5 % à 12 % pour les fumeurs par rapport aux non-fumeurs.» Le pneumologue met également en garde contre l’usage du cannabis qui entraîne aussi des lésions pulmonaires, avec un risque accru «chez les jeunes qui se passent les joints» et portent régulièrement leurs doigts à la bouche. «Le fait de partager une cigarette, un joint, un dispositif de vapotage ou tout autre produit ou matériel peut favoriser les contaminations», confirme-t-on à la Direction générale de la santé. » LIRE AUSSI - La pollution de l’air aggrave-t-elle vraiment la sensibilité au coronavirus? Les fumeurs ne font pourtant pas partie de la liste des personnes les plus à risque dressée par le Haut Conseil de la santé publique (HSCP). Mais cette liste, «non exhaustive», «a vocation à être réactualisée à mesure que l’on a davantage de données sur ce virus», nous explique son président, Franck Chauvin. «Le tabac n’est certes pas considéré comme un facteur aussi probant que le diabète ou l’immunodépression. Mais toutes les personnes qui ont des fragilités pulmonaires et qui sont susceptibles d’avoir une BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive, maladie chronique inflammatoire des bronches très souvent liée au tabagisme, NDLR) doivent faire attention: dès lors qu’il y a défaillance des capacités pulmonaires, le Covid-19 risque de renforcer ces atteintes de façon parfois dramatique.»