.
top of page
imageonline-co-hueshifted (33).png

WEEDYLAND TIMES

Société: Les 5 pires fake news sur le cannabis en 2023



L'information façonne notre perception de la réalité, et les fausses nouvelles constamment véhiculées sur le cannabis, souvent sans aucun fondement scientifique, ont inévitablement façonné (négativement) notre opinion sur cette plante.


Nous avons démystifié un certain nombre de canulars sur le cannabis au fil des ans, mais nous profitons de la fin de l'année pour rassembler les cinq plus sensationnelles que nous avons dû lire au cours des 12 derniers mois, dans l'espoir d'ouvrir les yeux de ceux qui associent encore le cannabis à la "drogue du diable", ou de ceux qui, malheureusement, croient sans broncher tout ce qui est diffusé à la télévision.



1. Cannabis : fake news dans le nouveau spot publicitaire du gouvernement

Récemment diffusée sur la RAI, la nouvelle publicité anti-drogue est plutôt une attaque directe (et infondée) contre le cannabis. Les scènes montrent un jeune garçon roulant un joint, approché par un plus jeune qui lui dit de ne pas le faire, car "c'est le moment où l'on passe à d'autres drogues". Le message est clair : le cannabis est une substance d'introduction. Faux, bien sûr. En fait, comme l'ont montré de nombreuses preuves scientifiques, le cannabis n'est pas une drogue dont la consommation prédispose à la consommation de drogues dures telles que la cocaïne et l'héroïne ; au contraire, il peut aider à se désintoxiquer.


2. Le cannabis plus dévastateur que les amphétamines : nouveaux canulars de TG5

Rempli de fake news du début à la fin, le reportage diffusé par TG5 affirme que le cannabis d'aujourd'hui est extrêmement plus puissant, et synthétique, que celui consommé par les hippies dans les années 1960. Touchant jusqu'à 99% de THC. Tout d'abord, il faut préciser que les inflorescences du cannabis sont et seront toujours naturelles, d'autant plus si sa culture est légalisée, ensuite, que les pourcentages de principe actif atteignent au maximum 25-30%. Mais le comble de la désinformation est atteint lorsque le journaliste affirme que le cannabis a des effets "plus dévastateurs que les méthamphétamines". Bref, une nouvelle tentative vaine de comparer cette substance aux drogues dures.


3) "Le cannabis brûle les cellules du cerveau

De nombreux médecins et scientifiques soulignent qu'il contribue même à brûler les cellules du cerveau, causant des dommages irréversibles". C'est ce que rapporte le Libero, un journal national qui, théoriquement du moins, ne peut se permettre de publier de telles faussetés. Mais non. Ici, ponctuellement, aucune occasion n'est manquée pour faire un peu de sensationnalisme clickbait. Cela fait mal, ou peut-être pas, d'informer les prohibitionnistes qui nous écoutent qu'il n'y a aucune preuve scientifique pour soutenir une telle affirmation.


4. Le cannabis tue

Mourir d'une overdose de marijuana a toujours été le cheval de bataille des opposants à la légalisation. Dommage que contrairement à l'alcool, qui cause environ 3 millions de morts par an, le cannabis n'ait jamais fait de victime dans l'histoire de l'humanité. La raison en est simple. Elle est simple. Comme le confirme la DEA, l'agence fédérale américaine de lutte contre les drogues, "la dose létale médiane de marijuana est d'environ 1 : 20 000 ou 1 : 40 000". Cela signifie que pour mourir, un fumeur "devrait consommer 20 000 à 40 000 fois la quantité de cannabis contenue dans un joint". Il faut donc consommer au moins 20 000 joints en une quinzaine de minutes pour provoquer une réaction létale. 22 joints par seconde pendant un quart d'heure ! C'est techniquement impossible.


5. La légalisation du cannabis ne permettrait pas de lutter contre le marché mafieux

Le rapport annuel du Parlement sur la toxicomanie de 2021 montre que le marché des drogues illicites représente environ 16,2 milliards d'euros, dont 39% sont constitués par le commerce des cannabinoïdes (6,3 milliards d'euros). Le cannabis est en effet la substance la plus saisie par les forces de l'ordre et donc, comme l'a déjà confirmé la Direction nationale antimafia, dont l'ancien procureur De Raho : "Réglementer le cannabis, c'est retirer aux mafias une part importante du marché illégal des stupéfiants".



Comments


bottom of page